Vedette

[On @ bed with GSB : Good Bye Charlotte!]

« En amour, nous faisons tous de nos partenaires des prestidigitateurs… », GSB

On ne sait jamais de quoi peut être fait demain. Un jour, on aime et le lendemain en ouvrant les yeux, on réalise que l’amour que l’on ressentait pour la personne qui partageait notre vie a disparu. C’est mon histoire. Une histoire semblable à celle de tant d’autres personnes car cela fait tout simplement parti des aléas de la vie.

Après l’avoir quitté, j’ai traversé une longue période de célibat où j’enchainais les histoires mais sans succès car je continuais à penser à cette personne que je pensais ne plus aimer.

M’étais je trompée en le quittant ou tentais je, en renouant avec le passé, de masquer maladroitement le désespoir que je ressentais face à ma vie amoureuse chaotique; derrière la nostalgie d’une relation à laquelle j’avais moi-même décidé de mettre un terme?

A l’époque, je n’en savais rien car j’étais perdue dans les méandres des relations sans queue ni tête. Je n’en voyais plus la fin, j’étais désespérée. Les histoires s’enchainaient mais l’Amour n’était pas là. Alors, en réfléchissant un soir, je me suis demandée si je n’avais pas commis une erreur en quittant cet homme car depuis il m’était impossible de refaire ma vie.

Le premier rendez vous, après trois mois d’éloignement, avait un subtil goût de charlotte aux framboises. Proust dans A la recherche du temps perdu raconte comment une simple madeleine a été le vecteur du déclenchement de ses souvenirs et comment celle-ci lui a permis de revivre une scène son passé remplie d’émotions. En revoyant cette personne, j’ai senti le parfum de la charlotte qui m’enivrait. Dans ses yeux, je pouvais revoir les moments heureux que nous avions partagé et c’est peut être cet échange de regards qui a réussi à recréer la confusion dans mon esprit.Sentiments profonds ou profond désespoir ? Il fallait que j’en ai le cœur net alors pour me conforter ou me déconforter dans mon idée, j’ai décidé après mûre réflexion de répondre à ses messages et d’accepter de le revoir. Etait ce l’homme de ma vie ou l’homme auquel je me raccrochais pour ne pas sombrer dans le fatalisme le plus profond ?

Agréablement interloquée après nos retrouvailles, j’ai décidé de le revoir, de temps en temps, pour discuter et peut être à long terme renouer une relation. Au deuxième rendez vous, les choses se passèrent bien mais contrairement au premier, le goût était différent. Le goût des framboises et de la crème bavaroise avaient disparu au profit d’un goût aigre-doux teinté par les vieilles rancunes du passé et les restes de sentiments. Plus on se revoyait et plus la magie disparaissait…

Mais la magie avait elle existé un jour ? J’en doute.

En amour, nous faisons tous de nos partenaires des prestidigitateurs car malgré nous, nous les idéalisons en oubliant souvent que ce ne sont que des êtres humains dotés d’atouts mais aussi de faiblesses. En se jetant de la poudre de perlin pinpin, on est souvent déçu par la réalité. Il n’y a pas de magie, il y a juste une osmose entre deux personnes qui s’attirent inéluctablement. Placez deux aimants face à face et ils s’attireront mais placez les dos à dos et là, plus rien ne sera possible. L’osmose comme toute chose peut avoir une fin même si dans les meilleurs moments, on pense que ça ne s’arrêtera jamais. Je ne dis pas qu’il faut être fataliste, je dis tout simplement qu’il faut aimer notre moitié pour ce qu’elle est et non pas pour ceux qu’on pense qu’elle est ou ce que nous aimerions qu’elle soit. On s’accroche à une image et à un passé rassurant pour ne pas affronter seul, la difficulté d’un présent.

L’amour avait existé un jour entre nous mais aujourd’hui, il n’était plus là. La page était tournée et étrangement, je pouvais enfin voir le futur. Un futur sans lui mais où le bonheur serait toujours présent…C’est en réalisant que j’avais longuement idéalisé cet homme que j’ai pu me libérer de l’emprise du passé. Je ne regrette pas de l’avoir revu car j’ai pu apprendre à observer la personne qui partage ma vie avec un regard différent et plus objectif. Cette expérience me permet de vous dire avec confiance aujourd’hui que dans le futur, je ne commettrais plus l’erreur de m’accrocher au passé. Face à lui, je n’étais plus la fille éperdument amoureuse mais tout simplement moi et ceci m’a permis de comprendre que le passé appartenait au passé et qu’il n’avait par conséquent, plus rien à faire dans le présent.

Erreur ou désespoir? Je dirais erreur de jeunesse qui m’a beaucoup appris ne serait ce que sur les relations hommes/femmes mais aussi sur moi-même car je peux dire aujourd’hui, sans trop m’avancer, que j’ai grandi et que j’ai acquis une force. Une force qui me permet de me relever à chaque chute et qui me permet d’affronter chaque jour avec courage. Après avoir tourné le problème dans tout les sens, je me demande si finalement on peut encore appeler une « erreur », un évènement duquel on a tiré des leçons ? Et vous qu’en pensez vous ?

GSB

 

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