Vedette

@t Notre Dame de Bellecombe, chapter III :  » Monsieur Sainte Nitouche, prend moi par la main, dis moi des mots d’Amour, des mots qui me touchent… »

Tuesday, 24th of July  « This french fella was as cute as Hell  »

Ce matin, en me réveillant, j’avais l’impression de tourner cette pub Orange qui est sorti il y a 5-6ans… Vous savez celle où on voit cette femme se réveiller seule dans son lit… Ouvrant les yeux, elle tombe sur un post it laissé sur ces chaussons puis en marchant dans l’appartement, elle trouve plusieurs autres mots laissés par son amoureux à des endroits stratégiques comme le frigo, ses toasts ou le miroir de la salle de bain…

 » Je suis dans la cuisine, je prépare le petit dej’. Rejoins moi quand tu es réveillée…
PS : Je sais que sans ça, tu es de mauvaise humeur… Mr N’ « 

Sur la table de nuit, ce matin là, m’attendait un verre de jus d’orange pressé sous lequel ce petit mot avait été glissé. Quelques mots couchés sur du papier qui à eux seuls suffirent à me faire rire aux éclats… Le genre de petits rires que vous ne pouvez empêcher quand votre chéri vous envoie un message comme « Hey Beauté, tu peux me passer le poivre, stp ?..  » alors que vous êtes face à lui…

Étouffant mes derniers éclats de rire en avalant mon verre de jus d’orange, je me décidais à le rejoindre… Mais une fois arrivée à la cuisine, rien… Étais-je victime de mon imagination ? Non… Des poêles dans l’évier, une bouteille de lait ouverte, le grille pain en position « on » et une odeur de bon pain qui envahissait petit à petit la cuisine à mesure que le pain grillait… Je fis le tour du chalet en l’appelant mais tout cela en vain… Je sortis sur la terrasse et là,  face à moi, dressé sur l’herbe m’attendait un petit déjeuner digne d’une reine… Des oeufs au plat, du jambon blanc aux herbes, des toasts beurrés, des croissants, des pains au chocolat, de la confiture de mûres, un Chaï tea latte et du jus d’orange fraîchement pressé. La vue n’était pas à négliger non plus. Je faisais face aux montagnes que j’avais, tantôt, tant critiqué et dont aujourd’hui, je ne pouvais me soustraire à la contemplation. Je m’assis sans trop réfléchir où je pouvais, encore abasourdie par ce qui se passait.. Je ne savais plus à quel saint me vouer… Derrière moi, un bruit de pas… je me retournai puis je le vis tenant un verre remplie d’une substance que de loin, je n’arrivais pas encore à identifier… De l’eau pétillante ? Il s’approcha et me le tendit… Une aspirine. « Comment pouvait il savoir que j’avais besoin d’une aspirine ? » me suis-je dit.  Les hommes sont pleins de surprises et j’en ai eu la preuve aujourd’hui… Ne les sous estimons pas… Encore un mystère non élucidée à rajouter sur ma liste.. Enfin, pour le moment car des choses plus importantes m’attendent… A table !

Des baisers ensoleillés, GSB

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Vedette

@t Notre Dame de Bellecombe, chapter I : « Sea, sex and sun…toi, petite, tu es la dy-na-mite »

Cette année, j’ai décidé de boycotter les plages pour me rendre dans un village d’Haute Savoie perdu dans les montagnes… Pour l’occasion, j’ai troqué mes échasses contre une bonne paire de running shoes et quelques paires de nus pieds. Oubliez le boulot, les emmerdes, les prises de tête inutiles et mettez votre téléphone en mode « Avion ». Dressing minimaliste, odeurs de sapins et d’herbes fraichement coupées qui vous enivrent à peine le panneau « Bienvenue en Haute Savoie » franchi. Notre Dame de Bellecombe est un village où l’espace d’une semaine, on s’oublie bien volontiers en admirant les magnifiques vues que nous offrent les montagnes…

Monday, 23th of July  « Heads will roll, heads will roll, head will roll »

Les voyages en voiture… Quand on ne connait personne en général, ça donne ça ………….Silence radio. Enfin, c’est que je pensais avant d’embarquer. Branchés tantôt sur Nova, tantôt sur l’Ipod, nos doigts claquaient et nos têtes se secouaient d’elles même au rythme de Tellier, Gainsbourg, Radiohead, Discodéine, Cassius, Daft Punk, Sexy Sushi, Metronomy, New OrderCrystal Castles and so on and so forth. Après 6h30 de route et de visites d’air d’autoroute parfois loufoques, nous arrivons enfin à destination… «Bienvenue à Notre Dame de Bellecombe»... Une fois, le panneau franchi nous nous transformons en vrais stratèges pour élaborer notre plan d’attaque. Napoléon aurait été fier de nous.. Premier arrêt à la boulangerie du coin, la Boulangerie Fayolle (meilleur ouvrier de France) pour récupérer du bon pain bien frais puis pour finir direction le Gourmet Savoyard (sous l’office du tourisme) pour faire le plein de produits de la région (jambon blanc et saucisson aux herbes, Beaufort, terrine de campagne, œufs, bouteille de cidre brut et beurre moulé).

Une fois chargés des denrées nécessaire à notre survie, nous rembarquons pour quelques virages supplémentaires où j’ai bien cru que j’y laisserai mon maigre petit déjeuner et mes bâtonnets de Berger. Bref une fois la tempête passée, nous arrivons sains et sauf au chalet. On forme une file indienne puis on décharge, on décharge, on décharge…. 10mn plus tard, on déchargeait encore… Oui, on était un peu chargé en fait. On s’installe dans nos chambres, on défait nos valises puis on sort le petit truc qui nous fait nous sentir en vacances… les espadrilles. Rayées, bleues, blanches ou kaki, il y en a pour tout les goûts.

Chaussée confortablement, nous montons à toute vitesse dans la cuisine pour nous concocter un repas à la bonne franquette : Œufs au plat, Beaufort, jambon fumé et terrine de campagne, toasts beurrés, cidre et vin blanc… Une fois notre pitance engloutie, je m’installe sur la terrasse pour digérer tout en continuant à siroter mon verre de cidre. Là, en admirant la vue, me vient une révélation…

Le régime d’été, un concept foireux

 Pourquoi ? Partout, que ce soit dans les magazines, à la télé ou sur Internet, on nous dit qu’il faut maigrir. Alors, on fait quoi ? On se met au régime stricte pour perdre le plus de poids avant de partir afin d’avoir un corps de déesse dans notre bikini Princesse Tam.tam. Mais le problème, c’est qu’une fois sur place, au bout de quelques heures ou pour les plus tenaces, au bout de quelques jours, en mangeant notre énième tranche de saucisson aux herbes, on sort à notre boyfriend qui nous regarde du coin de l’oeil  » Quoi ? C’est bon, on est vacances, il faut se faire plaisir ! ». Si, vous,vous vous faites plaisir, lui, ne pense qu’à une chose… à la migraine qu’il aura quand vous le tannerez à propos des kilos que vous avez pris ! Les régimes d’été, c’est du vent selon moi. Si on fait attention à ne pas manger trop de choses trop grasses ou trop sucrées tout au long de l’année, il n’y a pas besoin de faire ce type de régime. Du sport, une nourriture équilibrée et une petite tisane de temps en temps pour se purifier de l’intérieur, c’est tout ce qu’il faut pour avoir un corps de déesse à la plage et sous la couette…

Le régime d’été , c’est comme le régime ananas : l’effet boomerang. On perd du poids, on en reprend plus puis on refait un régime. C’est un cercle vicieux so what’s the point ?

Allez, je vous laisse réfléchir à cette question non-existentielle, j’ai un raclé à mettre au Trivial Pursuit !

Des baisers ensoleillés, GSB

Vedette

@t Saint Malo, chapter II : « Qu’elles se jettent sur moi et qu’elles s’arrachent ma vertu… »

Friday, 22nd of June  » Paroles, paroles, paroles « 

Au quotidien, mes discussions favorites sont celles que j’ai avec Mr N’ la veille d’un départ… Assis autour de la table ronde, tels Arthur et ses preux chevaliers, nous commençons à nous éloigner de la réalité en énumérant les choses que l’on fera une fois sur place… « A Saint Malo, on fera des piques niques sur la plage, des ballades nocturnes le long des remparts et le lendemain, on prendra le bus de 8 h en direction de Mont Saint Michel pour aller déjeuner à la Mère Poulard puis on fera ci et ça… » Or, comme nous le savons tous, certaines promesses sont tenues tandis que les autres viennent inéluctablement mourir dans le creux de notre oreille. La nuit précédente, je me mis dans la peau d’un aède pour conter de manière animée mon premier périple à Saint Malo lorsque je n’avais que 16 ans…« Les vagues courraient sur le sable tels des chevaux lâchés au galop… » Blabla, blabli… Sous le coup de la fatigue, nous tombâmes réciproquement dans les bras de Morphée. Le lendemain à l’aube, nous étions debout et prêt à affronter le jungle qu’est le métro pour parcourir les quelques stations qui nous séparait de la Gare Montparnasse. Arrivée à Saint Malo, 3h plus tard, nous visitâmes, festoyâmes puis nous nous couchâmes légèrement alcoolisés après avoir célébrer dignement sur la jetée nos deux ans. Le lendemain, toutes les promesses que nous étions faites autour de cette table avaient été oubliées dans la trousse de toilette restée à Paris. Réveil à 14h, première clope, douche, nouvelles puis direction la place centrale pour un déjeuner très tardif dans une petite crêperie que nous avions repéré la veille. A la terrasse du Biniou, nous sommes chaleureusement accueillis puis placés. Au menu, pas de plats trop sophistiqués. Des viandes (bavette avec une sauce à l’échalote, pavé avec une sauce au poivre…) , du poisson (saumon à la crème et aux petits légumes, au curry…), des crêpes, des galettes, des moules (marinière, au curry ou gratinées), des omelettes ou des salades. Une cuisine simple et des plats bien exécutés proposée à des prix raisonnables.

N’ayant pas eu l’occasion de manger d’omelettes depuis un moment, je me laisse donc tenter par une omelette aux pommes de terre et aux lardons suivi d’une crêpe beurre sucre accompagnée d’une bolée de cidre doux et d’une boule de glace à la vanille. Pour moi, la meilleure crêpe est la beurre sucre. Pas la Nutella banane, ni la Nutella beurre. Non, la beurre sucre. Simple et subtile à la fois. Le gout du beurre demi sel allié à celui du sucre qui sous l’effet de la chaleur crée un caramel onctueux qui ravie les papilles des petits et des grands. Côté boisson, nous optons tous les deux pour une bière bretonne fruitée dont le nom imprononçable nous échappe encore une fois. Pas de vin le midi, c’est la politique de la maison.

Après le déjeuner/diner, nous décidons de nous balader pour digérer un peu… En réussissant à glaner des informations à gauche à droite auprès des commerçants, nous nous apprenons que la Fête de la Musique a lieu ce soir. Aux quatre coins de la forteresse seront organisés des concerts proposant tout styles de musique : rock, hard rock, pop, brit pop, ska, traditionnel, etc. Une programmation chargée et variée dont nous avons pu avoir un aperçu en écoutant les répétitions, en plein air, des divers groupes « à la mode ». Des noms à rallonge, des mèches, du khôl sous les yeux, un répertoire de reprises toute aussi étonnantes les unes que les autres et un sentiment de « déjà vu » et de « déjà entendu » qui nous rend nostalgique du temps, où, les groupes se faisaient connaitre en créant et en interprétant leurs propres chansons au lieu de pomper leurs aînés… Ah, nostalgie, quand tu nous tiens.

Nous revenons à l’hôtel pour nous changer car la nuit risque d’être longue… Écharpes, veste en jean et veste militaire, nous voila prêt à chanter à tue tête toute la nuit les tubes des groupes qui ont marqué notre enfance. En arrivant sur LA place de la ville, non loin de l’église, nous assistons aux  » 1, 2… 1,2… » d’un groupe de brit pop dont je ne me souviens plus du nom tellement il était long. Répertoire perso, look bobo et au premier rang, groupies hypnotisées buvant littéralement les paroles du chanteur à la voix écorchée non loin de se jeter dans cette foule prête à lui arracher sa vertu… A la fin de leur passage, je fus replongée dans mon adolescence où des groupes comme BB Brunes ou Naast défrayaient la chronique et fendaient la foule sur leur passage comme Moise avec la Mer Rouge. Slims, vestes cintrées, clope au bec, Zizi vernies, ‘tiags, vinyles de Gainsbourg, de Lennon ou de Bowie… C’était la génération BB Rockeur.

Je me rappelle de la dégaine que j’avais à cette époque. J’arpentais les rayons du Noir Kennedy, du April 77 et des friperies telles que Fripstar, Guerrisol, Kiliwatch ou la Caverne vintage à Abbesses à la recherche de perles rares qui viendront compléter mon look savamment négligé… Slims, Converse éventrées, derbies, vestes militaires ou vestes cintrées, sac aux couleurs de l’Ecosse ou sac arborant la célèbre langue, pins des Sex Pistols, de Marilyn M. ou des Beatles. Bref, c’était il y a longtemps tout ça…

Je regrette de n’avoir pas pu chanter et entendre les titres qui ont fait mon adolescence… Life on mars, Tainted Love, L’eau à la bouche, Lady Héroïne ou Mr Tambourine Man… But, anyway, that’s life…

Sur ces « bons » souvenirs, je vous laisse, bisous, bisous, GSB

Vedette

@t Saint Malo, chapter I : the Arrival

Les voyages en couple sont toujours, selon moi, presque toujours synonyme d’engueulades. Pourquoi ? C’est tout simple… Il existe un monde entre notre conception des vacances et celles de nos hommes. Eux, font les réservations la veille et leurs bagages le jour même; tandis que nous, nous prenons le temps de tout bien organiser en avance afin que le JOUR J nous n’ayons plus qu’à nous installer dans la voiture, le train ou l’avion sans avoir besoin de courir partout en demandant ” Tu n’aurais pas vu mon maillot par hasard ? Et mon polo bleu ? ” .

Bref, revenons en à nos moutons… Cette fois avec Mr N’, nous avons décidé de nous rendre à Saint Malo pour profiter du charme moyenâgeux de cette ville forteresse. Vent frais, air marin, crêpes et cidre bretons, petite cocotte de Saint Jacques poêlées à la bretonne, liqueurs aux noms désopilants, petits plaisirs au beurre salé, rues pavées et soirée lovey dovey, enrobés dans un plaid, sur la jetée où les bulles finissaient de chatouiller nos ventres déjà bien gonflés…

Thursday, 21st of June 

Après un trajet sans encombre, nous arrivâmes à Saint Malo où nous prîmes un taxi qui nous mena aux Abers***, un petit hôtel familial situé intra muros où nous avons été accueillis chaleureusement par Yannick et Sutiah, les propriétaires des lieux. Etant un peu perdu au début, nous demandâmes à Yannick de nous informer sur les activités dans et autour de Saint Malo. Quelques minutes après, nous montions dans notre chambre donnant sur la rue. Nous entrâmes, nous posâmes nos valises puis nous délectâmes du bruit de la mer située non loin de là en nous allongeant de notre long sur notre lit King Size… Nous n’avions pas la vue sur la mer mais rien que le fait de l’entendre s’écraser au loin sur les rochers , nous ravissait. Nous n’avions pas besoin de la voir pour l’imaginer, il nous suffisait de l’entendre…

Au bout d’une heure, nous décidâmes alors de sortir pour visiter un peu la ville… Mais avant cela, nous réservâmes une table au  » Le Javanais « , le restaurant de l’hôtel, où Sutiah même officie en tant que chef. Nous nous baladâmes près de l’église puis vers la place centrale et nous nous dirigeâmes à l’oreille vers les remparts où le vent nous balayait pour admirer le coucher de soleil. Une fois la nuit tombée, nous décidâmes de rentrer à l’hôtel pour mettre les pieds sous la table car nos estomacs commençaient à crier famine après une journée de jeune.

Le Javanais

Il faut savoir que la cuisine javanaise est une cuisine copieuse et conviviale  alors si vous voulez avoir a real taste of it  prenez plusieurs plats de la carte qui partagerez par la suite. Nous étions deux mais la faim nous rappelant à l’ordre, nous eûmes l’estomac plus gros que le ventre en commandant :

Entrées

Le lumpia (un rouleau de printemps à l’indonésienne) servi avec une sauce aux tomates et aux oignons

Le lumi lumi bawang putih (du calmar à l’ail)

Plats 

Le « boeuf aux quarante épices », conseillé par Yannick : Rendang Padang. Un plat épicé mais seulement légèrement relevé. Les gens font souvent un amalgame entre « épicé » et « relevé » alors que tout ce qui est épicé n’est pas forcement pimenté. C’est une erreur…

Le saté au poulet (de fines brochettes de poulet) servi avec une sauce pimentée et une sauce à base de cacahuète.

…en accompagnement…

Le nasi goreng, un riz sauté aux légumes et au poulet très parfumé ainsi que le mie goreng, des pâtes fraiches sautées aux légumes.

Desserts

Des glaces artisanales au Garam Masala, à la noix de coco et au tamarin (un parfum très difficile à trouver sur Paris) accompagnées de tranches d’ananas frais et sucré.

Le Javanais offre une cuisine familiale et exotique pour partager entre amis ou à deux un moment agréable dans un cadre atypique. Qui pensait pouvoir manger indonésien en allant Saint Malo ? C’est l’adresse à tester lors d’un week end là bas si vous souhaitez être dépaysés. Après un tel festin, nous nous levâmes de table puis nous décidâmes de faire une petite balade digestive bien méritée le long des remparts…

Assis sur un rocher, emmitouflés dans un plaid, nous ouvrons une bouteille de champagne rosé pour célébrer nos deux ans et le début de notre séjour en admirant les vagues s’écraser sur les murs de la forteresse…

Bisous, bisous, GSB