Vedette

In @ Bed with GSB : Je voulais un Homme Parfait mais…

Je ne sais pas si les autres femmes savent ce qu’elles veulent mais moi, c’est certain, je n’en sais fichtrement rien.

A vrai dire, je ne me suis jamais vraiment posée la question avant… Je vis au jour le jour et je peux changer d’avis ou de voie en un seul claquement de doigts. J’ai une politique : mieux vaut vivre sa vie en assumant les conséquences de choix parfois désastreux que de vivre sa vie en se demandant à quoi elle aurait pu ressembler si on avait eu le courage de faire des choix différents. Vivre, pour moi, c’est ça. Ce n’est pas une fois que j’aurai fait le “grand voyage” que je pourrais réaliser mes rêves. Enfin, si je parle de tout ça, c’est pour en revenir au même point… je ne sais toujours pas ce que j’attends d’une relation. Chaque relation a un parfum particulier donc il m’est impossible de les comparer pour vous dire ce que je retiendrais d’une ou que je ne retiendrais pas de l’autre. Mon avis est qu’il ne faut rien attendre d’une relation. Il faut simplement espérer que les choses se passent le mieux possible et s’en donner les moyens sans pourtant se forcer à faire des choses qui sont contraire à notre personnalité ou à notre bien être. Les attentes sont souvent ce qui nous fait passer à côté d’une histoire. Il ne faut pas attendre quelque chose de quelqu’un car s’il ne vous le donne pas vous serez déçu et après moult déceptions, vous vous détournerez de lui. Soyez patiente (mais trop non plus) et prenez ce que l’on a à vous offrir… C’est la chose que j’ai appris avec le temps.

Bien évidement, comme toutes les femmes, j’ai l’image de l’Homme Parfait en tête. Grand, brun, les yeux clairs, drôle, cultivé, à l’écoute, très beau, simple, curieux, passionné de tout, ouvert au dialogue, aimant les voyages, l’Art, la cuisine, le cinéma, ayant des goûts musicaux éclectiques, possédant un château fort et une calèche tirée par des chevaux blancs ailés qui m’emmèneront aux quatre coins du Monde… On peut rêver, non ?!

Bref, j’ai rencontré un jour l‘Homme Parfait… Et bien, figurez vous que j’ai été grandement déçu. Il était l’Homme Parfait que je m’imaginais mais quelque chose clochait… Vous savez le mauvais pressentiment que l’on a au réveil quand notre homme nous apporte les croissants, le Chai tea latte et le jus d’orange pressé… Vous voyez le truc ? Je vous le donne en mille ! Belle Maman vient dîner à la maison… Revenant à nos moutons. Si je devais comparer mon expérience avec cette homme avec quelque chose de familier, je dirais que c’était un Sunday sans caramel ni noisette… Pour résumer, sans grand intérêt. Vous trouverez peut être étrange ma comparaison mais pour moi, l’Homme Parfait c’est l’alliance d’une mystérieuse glace à la vanille dont personne ne connaît la recette avec la douceur d’un caramel onctueux et le croquant de noisettes concassées que l’on aura préalablement fait grillées. Du mystère, de la douceur, du caractère et des rebondissements, c’est tout ce que j’aime dans un plat et tout ce que j’aime chez homme. Le Sunday, si il est bien équilibré peut être délicieux mais si on a la main trop lourde sur le caramel, il devient vite écœurant et on s’en lasse..Tout est une question de dosage même en Amour…

La combinaison des trois ingrédients font  du Sunday Caramel, une glace pas comme les autres. Enlevée lui son nappage ou ses noisettes et elle ne sera plus qu’un cornet de glace à la vanille qu’on vous sert chez Mac Do’. Du givré, sans saveur.

Après cette expérience, j’aurais pu me décourager mais j’ai décidé de persévérer et j’ai donc rencontré un autre homme. Il ne correspondait pas du tout à l’image du Prince Charmant que je m’étais faite mais étrangement, ça ne m’a pas dérangé. Il n’était pas brun mais roux. Pas franchement adroit ni porté sur la Mode mais il avait une gueule. Pas une gueule à la Johnny Depp ou à la Jordi Molla… Non, il avait un visage d’une beauté peu commune comme on peut en trouver dans les vieux films noirs. Un mec comme on n’en fait plus qui transforme tout ce qu’il a entre les mains en or. Mixer ? Il sait faire. Vous dessiner ? Il sait faire aussi. Vous faire une sculpture ? Attendez, vous le prenez pour qui mon mec ? Bien sur, qu’il sait le faire ! Photo, cuisine, bricolage, moniteur de ski, prof’ de tennis, prof’ de dessin, technicien… Bref, il sait tout faire sauf la vaisselle parce que là, il préfère faire confiance à la technologie en appuyant sur START. Le travail n’est jamais mieux fait que par les autres à ce qu’il paraît… Ça se saurait si c’était le contraire, n’est ce pas, les filles ?

Bien évidement, la vie ne peut pas nous offrir tout ce que l’on souhaite sur un plateau d’argent. Mon prince charmant n’a ni château ni chevaux ailés pouvant m’emmener au Bahamas ou en Argentine quand je le souhaite et il ne peut pas non plus m’offrir le dressing de mes rêves; mais il a quelque chose que le Prince Charmant de Cendrillon ou de Blanche Neige n’a pas… Vous voulez savoir ce que c’est ? Et bien, c’est ce pouvoir de rendre les choses désagréables, agréables. Quelques mots de sa part et toutes vos peurs et vos soucis s’envolent… Ça c’est de la magie. Alors, si pour ça, je dois sacrifier quelques robes Elie Saab et deux-trois paires de Ferragamo, je suis prête à le faire. Donnez moi les ciseaux et ouvrez le sac.

Au bout de ma longue tirade, j’en reviens au même point. Je ne sais pas toujours pas ce que j’attends d’une relation… Ou peut être que je n’attends plus rien depuis longtemps ? Non, je n’ai rien à demander car tout m’a déjà été donné…
Quand on pose cette question aux gens, en règle général, ils ont tendance à diriger leurs regards sur le Sunday d’à côté en s’imaginant que les noisettes y seront plus craquantes ou que le caramel y sera plus onctueux; mais ne vous êtes vous jamais dit que ceci n’était peut être qu’une illusion qui avait pour but de vous faire réaliser à quel point votre Sunday pouvait être unique en son genre.

GSB

 

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Vedette

[On @ bed with GSB : Good Bye Charlotte!]

« En amour, nous faisons tous de nos partenaires des prestidigitateurs… », GSB

On ne sait jamais de quoi peut être fait demain. Un jour, on aime et le lendemain en ouvrant les yeux, on réalise que l’amour que l’on ressentait pour la personne qui partageait notre vie a disparu. C’est mon histoire. Une histoire semblable à celle de tant d’autres personnes car cela fait tout simplement parti des aléas de la vie.

Après l’avoir quitté, j’ai traversé une longue période de célibat où j’enchainais les histoires mais sans succès car je continuais à penser à cette personne que je pensais ne plus aimer.

M’étais je trompée en le quittant ou tentais je, en renouant avec le passé, de masquer maladroitement le désespoir que je ressentais face à ma vie amoureuse chaotique; derrière la nostalgie d’une relation à laquelle j’avais moi-même décidé de mettre un terme?

A l’époque, je n’en savais rien car j’étais perdue dans les méandres des relations sans queue ni tête. Je n’en voyais plus la fin, j’étais désespérée. Les histoires s’enchainaient mais l’Amour n’était pas là. Alors, en réfléchissant un soir, je me suis demandée si je n’avais pas commis une erreur en quittant cet homme car depuis il m’était impossible de refaire ma vie.

Le premier rendez vous, après trois mois d’éloignement, avait un subtil goût de charlotte aux framboises. Proust dans A la recherche du temps perdu raconte comment une simple madeleine a été le vecteur du déclenchement de ses souvenirs et comment celle-ci lui a permis de revivre une scène son passé remplie d’émotions. En revoyant cette personne, j’ai senti le parfum de la charlotte qui m’enivrait. Dans ses yeux, je pouvais revoir les moments heureux que nous avions partagé et c’est peut être cet échange de regards qui a réussi à recréer la confusion dans mon esprit.Sentiments profonds ou profond désespoir ? Il fallait que j’en ai le cœur net alors pour me conforter ou me déconforter dans mon idée, j’ai décidé après mûre réflexion de répondre à ses messages et d’accepter de le revoir. Etait ce l’homme de ma vie ou l’homme auquel je me raccrochais pour ne pas sombrer dans le fatalisme le plus profond ?

Agréablement interloquée après nos retrouvailles, j’ai décidé de le revoir, de temps en temps, pour discuter et peut être à long terme renouer une relation. Au deuxième rendez vous, les choses se passèrent bien mais contrairement au premier, le goût était différent. Le goût des framboises et de la crème bavaroise avaient disparu au profit d’un goût aigre-doux teinté par les vieilles rancunes du passé et les restes de sentiments. Plus on se revoyait et plus la magie disparaissait…

Mais la magie avait elle existé un jour ? J’en doute.

En amour, nous faisons tous de nos partenaires des prestidigitateurs car malgré nous, nous les idéalisons en oubliant souvent que ce ne sont que des êtres humains dotés d’atouts mais aussi de faiblesses. En se jetant de la poudre de perlin pinpin, on est souvent déçu par la réalité. Il n’y a pas de magie, il y a juste une osmose entre deux personnes qui s’attirent inéluctablement. Placez deux aimants face à face et ils s’attireront mais placez les dos à dos et là, plus rien ne sera possible. L’osmose comme toute chose peut avoir une fin même si dans les meilleurs moments, on pense que ça ne s’arrêtera jamais. Je ne dis pas qu’il faut être fataliste, je dis tout simplement qu’il faut aimer notre moitié pour ce qu’elle est et non pas pour ceux qu’on pense qu’elle est ou ce que nous aimerions qu’elle soit. On s’accroche à une image et à un passé rassurant pour ne pas affronter seul, la difficulté d’un présent.

L’amour avait existé un jour entre nous mais aujourd’hui, il n’était plus là. La page était tournée et étrangement, je pouvais enfin voir le futur. Un futur sans lui mais où le bonheur serait toujours présent…C’est en réalisant que j’avais longuement idéalisé cet homme que j’ai pu me libérer de l’emprise du passé. Je ne regrette pas de l’avoir revu car j’ai pu apprendre à observer la personne qui partage ma vie avec un regard différent et plus objectif. Cette expérience me permet de vous dire avec confiance aujourd’hui que dans le futur, je ne commettrais plus l’erreur de m’accrocher au passé. Face à lui, je n’étais plus la fille éperdument amoureuse mais tout simplement moi et ceci m’a permis de comprendre que le passé appartenait au passé et qu’il n’avait par conséquent, plus rien à faire dans le présent.

Erreur ou désespoir? Je dirais erreur de jeunesse qui m’a beaucoup appris ne serait ce que sur les relations hommes/femmes mais aussi sur moi-même car je peux dire aujourd’hui, sans trop m’avancer, que j’ai grandi et que j’ai acquis une force. Une force qui me permet de me relever à chaque chute et qui me permet d’affronter chaque jour avec courage. Après avoir tourné le problème dans tout les sens, je me demande si finalement on peut encore appeler une « erreur », un évènement duquel on a tiré des leçons ? Et vous qu’en pensez vous ?

GSB

 

Vedette

[On @ bed with GSB : Ne dis jamais non…]

«… je ne comprenais pas vraiment le lien entre le fait qu’il est troqué son parfum Allure contre celui d’Heineken et le fait que nous pussions être des despotes. »

Les hommes sont incapables de dire « non » à leur moitié et pour cause, il paraitrait qu’on ne leur laisse pas vraiment le choix… Êtes-vous d’accord avec ces propos, Mesdames ? Moi, je reste dubitative. Sommes-nous de vrais despotes ou sont-ils tout simplement lâches ?

C’est la question que je me suis posée aujourd’hui.

Hier soir en rentrant, mon ami commença à me raconter sa soirée avec l’un de ses amis quand il aborda le sujet qui fâche en disant : « Vous, les femmes, vous êtes de vraies despotes à qui on ne peut jamais dire non ». En réponse, je lui ai demandé de développer car je ne comprenais pas vraiment le lien entre le fait qu’il est troqué son parfum Allure contre celui d’Heineken et le fait que nous pussions être des despotes. A cela, il m’a répondu qu’au court de la soirée son ami avait reçu un appel de sa moitié lui demandant s’il était libre ce soir. Etant occupé avec son ami, il lui répondit par la négative mais celle-ci insistant, lui demanda s’il était libre le lendemain. Pour éviter de froisser la jeune fille à qui il venait tout juste de dire non, il répondit par l’affirmative alors qu’avant l’appel, il disait justement à son ami qu’il avait grandement besoin de repos et qu’il comptait par conséquent prendre un jour de congé le lendemain.

Victime de la susceptibilité féminine ou victime de sa propre lâcheté ? Telle est la question. Je pense que chaque partie mérite un malus. Pourquoi ? Parce que dans un couple, il faut être deux pour entretenir le vice.

Je commencerai par m’adresser aux hommes en leur disant que répondre « oui » pour éviter le conflit n’est pas une solution car en faisant cela, vous soutirez le vice au lieu de résoudre le problème. Les femmes ont une logique différente de la votre et pour elles, celle-ci fait office de « vérité absolu ». Par conséquent, si elles vous posent une question à laquelle elles attendent une réponse affirmative et que vous leur donnez une réponse négative, faites très attention aux mots que vous emploierez. Un simple « Non » ne fait pas parti de l’éventail des réponses possibles quand elles vous posent une question autre que « Tu veux du fromage ? ». Et encore, attention aux plus susceptibles d’entre nous, si vous oubliez le « merci » derrière… Pour dire « non » à une femme, il ne suffit pas de prononcer le mot magique, il faut aussi lui énumérer les raisons de votre refus. Cela peut paraître un peu solennel ou cérémonial mais c’est le seul moyen à ma connaissance de vous préserver du conflit que vous redoutez tant… Nous pouvons comprendre que vous refusiez quelque chose mais dans ce cas là, expliquez nous clairement pourquoi au lieu de nous répondre par un « non » sommaire.

Et maintenant, je m’adresserai aux femmes. Vous savez que je partage vos sentiments car je suis moi-même une femme avec sa sensibilité. Mais, aujourd’hui, je dois avouer que nous avons aussi notre part de torts dans cette histoire. Je ne suis pas parfaite et je ne pense pas qu’il existe une femme parfaite ou un homme parfait mais une chose est sûre, c’est qu’on peut tenter de s’améliorer en commençant par admettre ses fautes.

Comme je le disais plus tôt, les hommes et les femmes ont une logique différente. Contrairement à nous, la plupart des hommes acceptent un simple « non » quand ils nous posent une question. Du « Je suis au Cocci’. Tu veux que je te prenne des bonbons ? » au « Ca te dit qu’on aille diner chez ma mère ? ». Heureusement pour moi, je n’ai aucun problème avec ma belle mère mais je sais que certaines grincent des dents à la simple énonciation de cette question.

Pour en revenir à l’affaire qui nous intéresse, Mesdames, ce que j’aimerai vous dire c’est que nous devrions lâcher un peu de leste. S’ils se plient bien volontiers à notre cérémonial, nous pourrions faire un petit effort, de temps en temps, en leur concédant le droit de nous répondre par un simple « non ». Ce n’est pas la mère à voir ! Vous, les hommes, vous l’aurez bien compris, il faudra vous exercer à faire preuve de rhétorique de temps en temps car « Oui » ou « Non » ne sont pas des réponses recevables pour toutes les questions dans le langage féminin. Dommage…

Selon moi, il n’y a pas de despotes. Il y a juste des êtres qui fonctionnent selon une logique qui leur est propre. Le message à retenir est qu’il faut savoir accepter la différence de l’autre et trouver des terrains d’entente en faisant quelques compromis.

 GSB